Les cours de préparation à l’accouchement sont un vrai bonheur, la valise est prête, la chambre de bébé aussi. Y’a plus qu’à attendre !
29 septembre 2022, je perds du liquide un peu, puis beaucoup pendant 5 heures … Je préviens mon mari, je lui dis que je ne contracte pas, donc qu’il fasse sa journée tranquille, on ira aux urgences à son arrivée si ça coule toujours. Sans surprise, ça coule toujours, mais toujours calme plat pour les contractions ! En route !
Je suis reçue assez rapidement par une sage-femme qui me pose le monito, et qui « m’ausculte ». Pas de contractions, le col a bougé mais n’est pas ouvert, elle m’annonce que je peux rentrer, que j’ai perdu le bouchon muqueux (pendant cinq heures ?? A être trempée ?!), et qu’on se reverra sûrement dans le week-end. Moi, je ne suis pas pressée, que je suis bien enceinte, que j’aime ma vie de couveuse géante, je pose même ma tasse sur mon bidon en guise d’accoudoir ! A ce week-end m’dame !
Surprise, 4h30 le 30 septembre, des contractions, ce sont mes premières donc je reste couchée, et je gère ça au meilleur endroit au monde dans MON lit, avec mon mari et mon chien. Le réveil de mon chéri sonne à 6h, donc j’attends. Quand ça sonne, je lui dis « Tu peux trainer au lit, j’ai des contractions rapprochées, tu n’iras pas bosser aujourd’hui, je vais plutôt aller prendre ma douche, on ira déjeuner tranquillement et on partira ». Nous quittons la maison à 8h30, arrivés à l’hôpital à 9h, le trajet a été plutôt compliqué, pas simple les contractions quand on est assise ! Arrivés à l’hopital, on m’installe en box, on m’ausculte « Madame, vous êtes à 8 ! » HEIN ? QUOI ? 8 ? MAIS C’EST MON PREMIER !!!! Ils me posent quand même le monito par « obligation » mais on le laisse que 20 minutes, et on va libérer une salle ! J’ai besoin d’aller aux toilettes, donc je débranche cette horreur, et là mauvaise surprise, je perds du sang .. Je sonne, personne n’arrive, elles sont occupées et c’est normal. Mon mari se pose donc devant la porte et appelle la première qui passe « Ouais, là elle perd du sang quand même ! Faut peut-être venir ! » donc elles arrivent, le rythme de bébé est bon, ma tension aussi, pas de fièvre, on finit le monito et on s’installe !
Le monito a été un des moments les plus compliqués en termes de gestion de la douleur, donc je me lève et je marche avec mon monito, et mon mari qui repose les patchs quand ça sonne … Le monito durera finalement 45 minutes … Une fois débranchée, on me propose de prendre un bain, ah oui oui oui j’accepte ! J’en ai rêvé de cette baignoire. Et là, c’est le drame, on me donne un coussin gonflable pour m’asseoir dessus … UN COUSSIN GONFLABLE A METTRE SOUS L’EAU ???? Impossible … Donc là je commence à souffrir réellement et je m’agace, je sonne et je demande à mon mari de prévenir que je veux la péri, ça suffit, j’ai trop mal, faut arrêter !
La merveilleuse sage-femme qui s’est occupée de moi, me dit « QUOI ? J’ai entendu parler de péri, mais vous gérez comme une dingue ! Laissez moi vous ausculter et on voit, soit on est prêt et on s’installe pour pousser, soit on pose la péri ! Je lui fais mon plus beau sourire empli de remerciement et de douleur … « Vous êtes à 9 ! Je vous installe en salle de naissance et on y va ! Du coup péri ? » donc je lui dis que si je suis à 9, le pire est derrière moi donc non pas de péri, on y va.
On attend une dizaine de minutes l’équipe, je marche dans la chambre, je m’accroupie à chaque contraction et c’est tout de suite supportable ! Je peux marcher des heures, pour me dire que ça nous rapproche de la rencontre de notre vie. On s’installe, on m’explique les poussées, les respirations, l’avancée, les douleurs, le passage, la possibilité d’épisio mais « Votre périnée est hyper souple ! Vous avez fait des massages ? » Oui évidemment, j’ai même emmené mon huile avec moi, mon mari leur donne et on en met plus que de raison pour faciliter le passage de mon petit poids plume.