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limites des applis inci beauty yuka

Les applications cosmétiques Yuka, INCI Beauty sont-elles fiables ou possèdent-elles des failles ?

Aujourd’hui, énormément de personnes ont ce petit réflexe de vérifier la note que possède un cosmétique sur des applications comme Yuka, INCI beauty, Que choisir et cie. Si ces applications sont d’une grande utilité pour faire le tri et éviter les produits qui affichent un zéro pointé, quand est-il de ceux qui n’ont pas 20 ? Est-ce qu’un 16 pourrait être mieux qu’un 20 en réalité ? Si oui, pourquoi ? C’est ce qu’on va voir aujourd’hui :). 

Le système de notation des applications

Comment ça marche ? Commençons par là (si tu sais déjà, tu peux passer cette partie). Globalement, les applications donnent des notes ou des scores aux produits en attribuant une catégorie à chaque ingrédient qu’il contient. Un ingrédient peut donc être classé rouge, orange, jaune ou vert en fonction de sa toxicité, ses inquiétudes pour la santé, l’environnement ou encore son effet allergisant. Et c’est précisément le sujet de cet article. Nous allons parler du grand problème des systèmes de notation des allergènes dans les applications. 

Des allergènes dans les cosmétiques ?

Depuis 2013, il est obligatoire de mentionner la présence de 24 allergènes, cette liste passera bientôt à 80 avec le nouveau règlement (UE) 2023/1545. 

Cette initiative est une bonne chose pour plusieurs raisons : 

  • cela permet aux personnes allergiques de les éviter, puisqu’avant ces allergènes n’étaient pas indiqués dans la liste d’ingrédients 
  • ça oblige les fabricants de parfum à les indiquer en dehors de leur simple ingrédient “parfum” indiqué sur le packaging. 
  • quelques uns ne sont pas juste allergisants, ils peuvent aussi être problématiques d’un point de vue santé. C’est le cas par exemple du Camphre qui possède une toxicité aiguë, des risques neurologiques et pour certains dérivés, des risques perturbateurs endocriniens. 

Quelle note possède ces allergènes dans les applications

Les allergènes sont notés jaunes dans toutes les applications cosmétiques

C’est là tout le problème : absolument tous les allergènes sont notés jaune dans les applications. Si pour quelques-uns cette note est justifiée et justifiable par des alertes santé comme c’est le cas du camphre dont je parlais plus haut, pour la grande majorité il s’agit juste d’ingrédients allergisants (et donc à éviter pour les personnes qui y sont allergiques). Les applications ont donc décidé de pénaliser la présence de ces allergènes, au même titre que des substances problématiques.

Les allergies ne concernent que les personnes allergiques

C’est un peu comme si je pénalisais le kiwi au même titre que des plats transformés, parce que des personnes y sont allergiques. D’ailleurs, puisqu’on parle de kiwi : 

  • kiwi : environ 0,5% de la population est allergique au kiwi 
  • géraniol : environ 0,4% de la population est allergique au géraniol (un allergène)

Si on notait l’alimentaire comme les applications cosmétiques, on ne mangerait plus de kiwi. Ça vous révolte ? Oui, ça n’a (vraiment) pas de sens. 

Des ingrédients cosmétiques sont bien plus allergisants que ces allergènes

Il y a un autre problème que je trouve très dérangeant avec ces allergènes. 

Je vous ai mis l’exemple du géraniol où la Commission Européenne a estimé que 0,4% de la population y est allergique (1 personne sur 250). Il y a plein d’ingrédients qui sont beaucoup plus allergisants que ça, à commencer par le parfum (entre 1,7 et 4% y sont allergiques selon les études) le cocamidopropyl bétaïne où 6% de la population y est allergique (et qu’on retrouve massivement dans les shampoing et gel douche bio) ou encore les quats, ces nouveaux remplaçants des silicones, les sulfates… 

Le cas du blé dans les applications

Puisqu’on parle d’ingrédients allergisants : les cosmétiques « sans gluten » , c’est avant tout du marketing aussi. Si vous faites une allergie cutanée au blé ne le prenez pas personnellement, c’est très bien qu’il existe des cosmétiques sans blé fait pour vous, mais le problème c’est quand ça devient un argument de vente pour toute la population. Alors que l’allergie cutanée au blé ne concerne que 0,2% de la population (1 personne sur 500), au Royaume-Uni un rapport de 2014 faisait déjà état d’une augmentation de 22% de la mention « sans gluten » dans les cosmétiques. Car oui, ce n’est pas parce qu’on fait une allergie alimentaire à un ingrédient qu’on fera une allergie cutanée à ce même ingrédient, une allergie alimentaire ne donne pas (ou très rarement) une allergie cutanée à cet ingrédient. Mais tout ça, nous en avons parlé dans notre article sur le gluten alors je ne vais pas m’étendre sur le sujet. 

blé gluten cosmetiques

Une dose mise sous le tapis

Beaucoup de ces allergènes se retrouvent dans les huiles essentielles à des doses astronomiques de l’ordre de 80%. Et là, les études sont formelles, selon la sévérité de l’allergie, les réactions ne sont pas les mêmes avec un produit possédant 1% d’allergène et un autre qui en possède 80%. Car oui, si pour les perturbateurs endocriniens la dose ne fait pas le poison, pour les autres substances, ça reste le cas.

L’exemple des produits moom skincare

Si nos produits possèdent des allergènes, ce n’est pas à cause d’huiles essentielles. Non, c’est parce que le linalool et le géraniol sont naturellement présents à l’état de traces dans les eaux florales. À titre d’exemple, il y a 0,0021% de géraniol dans notre crème. (C’est obligatoire de le mentionner à partir de 0,001%). Pour comparer, dans une huile essentielle de palmarosa, il y a ~80% de géraniol. Mais les applications cosmétiques ne font aucune distinction entre les deux. C’est compliqué ? Il est facile de savoir quand un allergène provient d’un parfum, d’une huile essentielle ou d’une eau florale, les applications ont juste décidé de mettre tout le monde dans le même bateau.
Résultat ? Chaque allergène baisse une note de 0,3 points. Voilà pourquoi notre crème Ynestra possède une note de 18,2.

Les autres éléments non pris en compte des applications cosmétiques

L’origine biologique n’est pas pris en compte dans les applications

Je ne pouvais pas terminer cet article sans parler de ça : l’application ne tient pas compte de l’origine des matières premières : biologique ou naturelle. L’un est un mode de culture qui respecte davantage le vivant et les agriculteurs, l’autre est un mode de culture obsolète à base de pesticides de synthèse qui détruit tous les écosystèmes et notre santé. Ça veut dire qu’une simple huile de noisette ou de rose musquée peut posséder la même notation sur l’application alors que l’une est biologique et l’autre est naturelle. Au-delà du mode de culture, nous avons beaucoup parlé du problème de l’hexane en 2025, l’hexane est autorisé dans les modes d’extractions de ces huiles naturelles alors qu’il ne l’est pas en biologique.  Même produit, même notation mais ce sont pourtant des produits dont les engagements et la sécurité sanitaire diffèrent totalement. 

Le packaging n’est pas pris en compte dans les applications cosmétiques

Autre point important : le packaging n’est pas pris en compte. Alors que le verre est inerte, le plastique, lui, crée des interactions entre la formule et le contenu pouvant mener à une activité oestrogénique de la formule. Nous en avons d’ailleurs fait l’expérience avec moom : même formule, packaging en plastique VS en verre, la formule avec le packaging en plastique possédait une activité oestrogénique. Il serait temps de prendre en compte le packaging dans nos achats de cosmétiques, car en plus d’avoir un impact sur notre santé, il n’est pas recyclable (il se désagrège un peu plus à chaque cycle) et est en grande partie responsable de la pollution de nos sols, notre eau potable, nos océans.

Comment avoir une note de 20/20 sur INCI Beauty ?

Conclusion : nul besoin d’être biologique sur les applications et nul besoin d’avoir des packagings en verre, les deux ne sont pas pris en compte. Pire encore et comme on l’a vu dans cet article : si on souhaite avoir 20/20 sur les applis de notation, on doit se priver des eaux florales.

Donc remplacer les eaux florales par de l’eau qui n’a AUCUN bienfait sur la peau. 

Ce n’est pas notre volonté, nous avons voulu créer un produit juste et qualitatif, nous ne vous vendons pas de l’eau. Chaque ingrédient est pensé pour apporter un plus à votre peau ou vos cheveux. Aucune formule moom ne possède en premier ingrédient de l’eau. 

Ça serait se passer d’incroyables bienfaits.

Les bienfaits des eaux florales

  • eau de fleur d’oranger : ravive l’éclat, détend l’esprit, uniformise le teint, apaise les tiraillements cutanés.
  • eau de romarin : action purifiante et régulatrice. Freine l’apparition des points noirs, réduit l’inflammation des boutons d’acné. 

Ces deux eaux florales sont à retrouver dans … 

ynestra nettie routine visage sans perturbateurs endocriniens

le duo nettoyant & hydratant
1 lait nettoyant et démaquillant + 1 crème hydratante biologiques et certifiés sans perturbateurs endocriniens

Gardez votre esprit critique, car les applis connaissent leurs limites. Il y a de superbes marques à découvrir qui ont été pénalisées comme nous. Mon conseil : pour des notes au-dessus de 16, n’hésitez pas à regarder la liste d’ingrédients, il se pourrait que la note soit plus basse parce que c’est un produit plus qualitatif ;).

Vous savez maintenant pourquoi nous n’avons pas la note maximale alors que nous sommes certifiés sans perturbateurs endocriniens, sans huiles essentielles, sans parfum et compatible avec la grossesse et l’allaitement 💫.

SOURCES : 

  • SCCS (Scientific Committee on Consumer Safety), scientific opinion on 4-Methylbenzylidene camphor (4-MBC), preliminary version of 22 December, final version of 29 April 2022, SCCS/1640/21.
  • Krikeerati T, et al. Revisiting Fruit Allergy. Foods. 2023;12(22):4083. PMID: 38002141.
  • Clinical evidence regarding sensitisation to individual fragrance chemicals and to natural extracts, commission européenne

Auteure : Yoko

Yoko défend l’écologie, le bio et la biodiversité depuis de nombreuses années. Fatiguée de décrypter des listes d’ingrédients, de voir que le marketing surpasse bien trop souvent la législation ou la sécurité du consommateur. Yoko est habitée par une volonté de fer de changer les choses en commençant par ce qu’elle sait faire de mieux : la cosmétique bio de demain.

📖 Découvrez son livre : Vivre sans perturbateurs endocriniens – le guide ultime pour une vie saine 

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